« Il faut se demander comment l’exercice du contrôle de
la galaxie peut être si ennuyant. » Pense Shia en lisant rapidement la
traduction du sénateur de Riflor sur un point mineur de la réforme de taxation
de la route Correlienne. Le sénateur Silvu Donte discute de l’influence de
restriction du commerce sur les politiques des guildes et grands commerçants de
la galaxie, citant le conflit de Naboo comme conclusion inévitable de ces
restrictions. Applaudissement et cris de dégoût résonnent dans la chambre du
sénat. Un nouveau sénateur prend la parole, Shia n’écoute que distraitement
alors que l’argument passe sur la responsabilité du sénateur de Riflor
d’utiliser des exemples qui ne sont pas honnêtes. Shia arrête un bâillement
quelques secondes avant un accident diplomatique mineur. Des heures plus tard
et aucun dénouement en vue la session du sénat est ajournée. Les sénateurs
quittent la salle discutant de réformes et de soirées mondaines.
« Sénateur Sunfell! Sénateur Sunfell! » Shia et ses deux gardes du
corps se tournent lentement vers l’appel, l’aide diplomatique Calamarien
s’approche. « Par la Force, heureusement, je vous ai attrapé avant que
vous ne quittiez le Sénat. »
Les gardes du corps de Shia s’écartent laissant le champ libre pour une
discussion entre l’aide et la diplomate. Shia ne répond pas à l’affirmation de
l’aide. « Euh, oui sénateur Sunfell, l’ambassadeur Rotramel voudrait vous
rencontrer au sujet des navires médicaux.
— Oh, est-ce que l’ambassadeur est disponible maintenant?
— Euh, oui, oui, sénateur c’est pour cette raison qu’il m’a
fait vous rattraper. Si vous voulez bien me suivre vers les bureaux
sénatoriaux. Le sénateur Till a généreusement accepté de nous y
accueillir. »
Les tons de rouge du bureau sénatorial du secteur de
Calamari rendent la robe verdâtre de Shia particulièrement irritante pour les
yeux. La situation aggravée par le
ton particulier des chaises qui malheureusement atteingnait le ton parfait pour
jurer avec la robe. « Alors ambassadeur que voulez-vous discuter au sujet
du projet de navires hôpitaux?
— bleee, sénateur Sunfell, vous êtes aussi directe que ce
que j’avais entendue. Alors,
allons tout de suite au travail. Voyez-vous, sénateur, je représente la planète
Calamari et après discussion avec mon gouvernement sur la nature et les
caractéristiques de vos navires…
- Ce ne sont pas mes navires, ambassadeur. Ils feront
parties de la flotte républicaine. Je n’ai fait que proposer l’idée au sénat.
- Soit sénateur, je ne suis pas ici pour argumenter la
sémantique. Le fait est que le gouvernement de Calamari a relevé une faille
dans votre projet qui pourrait nous faire demander l’arrêt du
financement. » Shia fronce les sourcils, dévisageant le Calamari quelques
secondes essayant de lire ces traits. « Quelle est cette faille
ambassadeur?
— Vos navires, sénatrice, ne couvrent pas un éventail
d’espèce représentatif de la république.
— Quoi? Selon les ingénieurs les capacités médicales des
navires permettent de soigner près de 75% des espèces intelligentes de la
galaxie.
— Peut-être, sénatrice, mais, votre pourcentage n’est si
élevé que par les caractéristiques biologiques communes à beaucoup d’espèces.
Par exemple, vos navires ne sont clairement pas équipés pour les espèces aquatiques,
même chose pour les espèces
nécessitant une atmosphère de méthane ou d’ammoniaque. Franchement, une telle
discrimination des espèces ne peut être supportée par un gouvernement
progressif comme le nôtre, surtout qu’une proportion significative de notre
population n’est pas bien couverte par votre plan. » Shia sourit tout au
long de l’objection du Calamari, les mains croisées délicatement sur les
genoux. Après un court silence, Shia répondit : « Ambassadeur, je me
dois de vous rappeler qu’il ne s’agit que d’une première vague de navires
hôpitaux. Il ne s’agit que d’un
projet pilote si je peux m’exprimer ainsi. Les navires suivants seront
spécialisés envers d’autres espèces.
— Néanmoins, il serait difficile pour mon gouvernement
d’accepter de continuer à supporter ce projet sans plus que des promesses. Au
moins, un des navires devrait être spécialisé pour d’autres espèces.
— Ambassadeur, le financement disponible pour le projet
pilote ne peut couvrir ce genre de modification de navire déjà en construction. » Une longue discussion allait prendre la
plus grande partie de la journée.
La lumière du jour filtrait par les lumières des grandes
fenêtres de l’appartement, au milieu d’un salon Callista Ming méditait devant
le grand projecteur holographique projetant le dernier épisode de
« Prochain top-modèle du secteur Coruscan ». Soudainement, le
projecteur s’éteint sans changer sa méditation, l’arrêt de la climatisation,
des lumières et de tous les autres appareils électriques de l’appartement par
contre est plus inquiétant. Un son de cours-circuit précède l’ouverture de la
porte et un torrent de tir de blaster remplit le vestibule. Callista roulant
hors de la ligne de feu, son bras s’étant vers la table où son sabre laser est
déposé. Dans un mouvement fluide, elle l’alluma et elle commença à repousser
les tirs vers les murs et les assaillants. Une grenade fumigène glissa à
l’intérieur de la salle la remplissant de fumée rapidement. Une nouvelle volée
de tir de blaster suivant, légèrement plus faible que la précédente. Renversant
la table avec la Force, Callista sautant dans une autre direction, le feu des
blasters la suivant: « Par la Force! » Le feu nourri la pousse à se cacher derrière un des divans
de l’appartement. Prenant son comlink à la ceinture, elle appelle les forces
policières de Coruscan. Un silence menaçant et inquiétant lui répond. Dans le
petit instant de répit entre-deux volées la jedi sauta vers la porte le sabre
brandi. Au travers de la fumée, un cri s’élève « JEDI!! » Alors que
le sabre de Callista s’abat sur le premier assaillant. Des humanoïdes en noir
armés de fusils blasters se détachent de la fumée le premier rang lâchant leur
fusil pour dégainer de longues lames. Le premier s’effondre avant que sa lame
n’est quittée son étui. Le second
frappe vers la tête de la jedi, qui malheureusement pour lui, celle-ci avait
anticipé le coup et se trouvait hors de l’arc de la lame. Un clignement d’œil
plus tard des tirs de blasters remplissent l’espace où ce trouvait Callista.
Passant le second de la première ligne la jedi coupa de son sabre un nouvel
attaquant. Un nouveau coup de lame frappa l’air derrière Callista, de nouveau
tir de blaster frappant la lame du sabre laser et les murs du couloir.
« Vous devriez vous rendre, vous n’avez aucune chance. » Déclare
Callista en coupant le canon d’un des fusils blasters pour illustrer son point.
Seuls des mouvements acrobatiques gardèrent Callista hors de la ligne de tire
de ses assaillants, un tir de blaster brulant le bout de ses cheveux. Callista
sauta par-dessus le plus proche assaillant pour s’accroupir dans le couloir et
d’un signe de la main repousser violemment les attaquants. Leurs armes tombant
sur le sol et les hommes tombent quelques mètres plus loin dans le couloir. Les
attaquants se lèvent rapidement pour courir dans le corridor et sauter au
travers d’une fenêtre.
« Quoi?!! Mais ils sont fous! » Callista les suit dans le
corridor en courant, passant la tête au travers de la fenêtre voyant une
plateforme repulsor s’éloignant rapidement de la tour d’appartement.
Un léger raclement de gorge attire l’attention de Callista
vers la porte de l’appartement. Les deux gardes du corps huillés de Shia
avaient prit une formation défensive autour de la porte. Elle-même debout dans
sa robe verte devant l’entrer de l’ascenseur de la tour, regardant la scène du
carnage , cinq corps entendus par terre deux blessés par un sabre laser.
« C’est un nouvel entrainement ou bien tu as quelques choses à me dire
Callista?
— Un entrainement bien sûr Shia, un jedi doit être capable
d’étudier une scène sans préjuger et sans laisser ses émotions teinter sa
vision. » Shia dévisage Callista pendant quelques secondes avant de
regarder plus attentivement la scène. « Des assassins, ils n’ont attaqué
aucun autre appartement. Leur
commanditaire est très riche, où du moins il a accès à beaucoup de ressources,
leur équipement est de niveau militaire. Ce n’est clairement pas un commando
suicide puisqu’au moins un d’entre eux s’est sauvé par la fenêtre. Je dirais
que leur chef manque de goût vestimentaire, ces uniformes sont parfaitement
horribles, ce bleu et les marques vertes… et la coupe de l’armure ne donne
aucune impression d’honneur ou de puissance. Bien sûr, pas de …. » Shia
s’arrête et se penche vers un des assassins morts, soulevant son bras gauche et
pointe à un signe brodé dans un
bleu légèrement plus foncé que le tissu de l’uniforme. « Oh, non, ils ont
des signes distinctifs. » Son
doigt trace le cercle autour d’une forme triangulaire simple. « Oh Galt,
des Daklans
— Des Daklans, ils ne m’ont pas l’air si bizarre que ça.
- C’est un clan Nietzschean, Callista. Un clan qui a déjà
produit plusieurs Khan et qui n’aime pas terriblement les Sunfells. C’est quand
même bien de savoir que ce n’est qu’une simple tentative d’assassinat
politique. » C’est au tour de Callista de dévisager Shia, elle secoue
ensuite la tête pour commencer. « Néanmoins, tu n’as pas vraiment
réussi l’exercice, tu as oublié le plus important. » Shia fronce les sourcils et observe la
scène une fois de plus, essayant de voir ce qu’elle aurait pu oublié, quel
détails elle n’aurait pas remarqué que la jedi aurait vue. « Arrête de
chercher Shia, tu ne te concentres vraiment pas sur la bonne chose. »
Agenouillé à côté d’un des corps, Shia lève la tête vers Callista qui semble
être plus amusé que déçue de son apprentie. « La première question à
pauser après toute bataille est à propos des survivants, s’ils sont blessés,
s’ils ont besoin d’aide. T’informer de leur santé même si la situation est
évidente est beaucoup plus important que d’obtenir des informations des morts
et des objets. La Force après tout c’est la vie. » Une sirène retentit
dans l’Ascenseur, un petit policier de la force policière coruscante en sort
accompagné de deux droids policiers dont les sirènes résonnent fortement dans
le petit couloir. « Qu’avons-nous là, mesdames?
— Des assassins, un groupe de six, officiers. Trois d’entre
eux se sont échappés par la fenêtre » Répondit Callista avant même que
Shia n’ait pu se présenter. Le policier frotta son large menton poilu.
« Des assassins? Hmm bien c’est ce que vous prétendez, madame?
- Jedi Callista Ming et le Sénateur Shia Sunfell. » Le
policier fait une grimace à la présentation. « Constable Brintt, Pech
Brintt. Alors maître Ming vous prétendez que six assassins se sont infiltrés
pour attaquer l’appartement ici, j’imagine qu’il s’agit de la résidence de la
sénatrice?
— C’est exact, selon la sénatrice les assassins sont
Nietzschean, et il s’agirait d’une tentative politique. » Le constable
Brintt fronce ces gros sourcils et lance un regard glacé à la jedi :
« Maître Ming, je vous demanderais
de ne pas nous imposer vos conclusions, le processus d’enquête est
important et nous pourrions découvrir des choses qui vous ont échappées dans
votre hâte. » Shia regarde
l’échange entre les deux représentants de l’ordre républicain avec un sourire
amusé. « Dites, pas que je veuilles m’émisser dans le protocole d’enquête
ou quoi que se soit, mais est-ce que je peux rentrez chez moi, une douche
m’attend.
— Sénatrice, vous devez comprendre que pour votre sécurité
nous devons vous demander de ne pas rester ici. Je vais contacter la garde
républicaine pour vous faire fournir des gardes du corps pour éviter qu’une
autre tentative soit faite sur votre vie. » Shia s’esclaffe de rire, tout
en riant elle pointe vers Callista : « Constable, j’ai déjà deux
gardes du corps et il semble qu’en plus du moins pour le temps présent une jedi
de talent considérable habite avec moi et profite de mon abonnement à la chaine
de mode. Je ne crois pas que deux ou trois gars en robe bleu vont faire mieux
qu’une jedi et deux Nietzschean. » La figure du constable prend des tons
de rouges inquiétants puis soudainement à la mention du mot Nietzschean, un
lumière de reconnaissance s’allume dans ces yeux « Vous êtes la
sénatrice des Nietzschean? Oh boy, v'là les problèmes qui débarquent. Vous
n’allez pas utiliser cette tentative d’assassinat comme une autre excuse pour
menacer la république de vous séparer ? »
Shia considère la proposition quelques secondes puis :
« Constable, les assassins sont eux aussi Nietzschean, il ne s’agit que
d’un teste de mes capacités pour savoir si je devrais ou pas être
remplacé.
- Vous êtes complètement folle, vous et toute votre espèce.
Alors, voici ce que je vous conseille, prenez ce que vous avez besoin pour une
semaine et allez au spatio hôtel. Nous ferrons notre petite enquête pour
retrouver les assassins en cavale et on vous rappellera. » Shia crie pour Alfred, qui sort
doucement d’une chambre. « My lady are the trouble over?
— Oui Alfred, veuillez préparer des valises pour moi et
madame Callista, emporter aussi mes créations et les patrons pour le défiler.
Oh oui, n’oublier pas les comlink et les projecteurs portables. »
Finalement, Shia se tourne vers le constable Bintt qui dirige ces droids
assistants pour recueillir les indices de la scène. « Constable,
laissez-moi vous faire une recommandation. N’insultez jamais mon peuple, je
choisis d’ignorer les insultes insignifiantes, mais certains de mes
compatriotes pourraient vous faire réaliser rapidement à quel point vous êtes
primitifs. » Sur ces paroles, elle passe le seuil de sa porte pour allez
ramasser ses affaires. Constable Bintt s’apprête à rétorquer quand Callista
passe devant lui, interrompant sa plainte « Constable Bintt, ne mettez pas
d’huile sur ce feu, contentez-vous de faire votre travail, argumenter contre la
supériorité des Nietzschean avec un Nietzschean est comme discuter de couleur
avec un Gran, ils ne comprennent même pas de quoi vous parler. » Le constable Bintt secoue la
tête : « J’aurais du devenir avocat, beaucoup moins d’idiots imbus
d’eux-mêmes autour de la profession. » Sans répondre Callista pénètre
l’appartement pour aider Alfred avec ses valises.
Dans l’atelier de Shia, de rouleau de tissu, des esquisses
de vêtement et des modèles partiellement complétés se retrouvent dans un
capharnaüm organique. Shia ramasse précautionneusement les esquisses et les
modèles partiellement complétés. Chaque patron, esquisse et modèle sont
minitueusement regroupé pour être facilement accessible. En retirant une
retaille de tissus de son bureau, elle aperçoit la lumière rouge clignotante de
son holorépondeur. Distraitement elle appuie sur le bouton play. Au dessus de
la machine, le buste d’Oldus apparaît, la moitié de son visage est couverte de
crème à raser, ses cheveux mouillés d’une douche récente et un seule de ses
épaules portent une manche de chemises : « Un message? Euh oui,
Dame se.. Shia, j’ai fait quelques progrès pour votre droid, mais bien euh, il
semble qu’il soit un droid pilote d’un modèle particulier. Pas dans le sens de
numéros de modèle, bien euh, son numéro de modèle est particulier, mais.. Bien
en fait, il n’existe pas. Entk, pas sur l’honolonet, alors je devrais aller sur
Obroa-skai pour consulter leurs archives. Alors.. euh bien j’aurais besoin
d’une avance pour couvrir les déplacements et si vous pouvez m’envoyer une
escorte au cas où… vous savez comment G5 est, il s’inquiète pour rien. »
Le message coupe sur une triade enragée de G5 hors du chant de vue de
l’holocaméras. Un instant le doigt de Shia s’approche du bouton répondre de
l’holophone, puis s’éloigne. « Non, pas vraiment besoin d’en discuter. Je
vais lui envoyer l’argent pour un voyage et donner des ordres pour qu’on lui engage un garde
du corps qui le rejoindra là-bas. »
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