vendredi, octobre 14, 2011

NaNoWriMo 2010: Prélude en destiné majeure; Chapitre 1

Callista attend sur un divan, méditant devant une projection holographique du « Prochain top-modèle du secteur Coruscan ». Shia sort de la douche envelopper d’une grande serviette blanche, les cheveux coiffés et un maquillage coquet, mais discret sur le visage. Alors qu’elle se dirige vers une autre pièce du condo, Callista l’interpelle sans rompre sa méditation : « Mais qu’est-ce que tu fais exactement là-dedans? Ça fait trois heures que tu y es entrée!
— Encore cette question? Ils ne vous ont pas appris les soins personnels sur le Chu’unthor?
— Soins personnels? C’est comme ça que vous appelez ça maintenant vous les jeunes… » rétorque Callista avant de recevoir la serviette humide de Shia dans le visage, juste avant que cette dernière ne disparaisse dans une autre pièce. La chevalier jedi éteint le projecteur holographique et lance la serviette à un droid ménager et secoue la tête.

Quelques minutes plus tard, Shia sort de la pièce, s’étant changée. Elle est habillée d’un pantalon moulant, taille très basse et d’une blouse noire presque transparente, un soutien-gorge noir visible au travers. Un nouveau regard désapprobateur apparaît sur le visage de Callista : « Tu ne veux pas allez faire des courses comme ça? J’ai vue des danseuses Twi’leks plus habillées que toi! »
— Ne fais pas la grand-mère Callista, peut-être que quand tu as quitté la république toutes les beautés s’habillaient comme des Pau’ans, mais aujourd’hui c’est la mode chez les jeunes… bien sûr celle capable de bien le porter. Et au pire, tu n’as qu’à ne pas m’accompagner, les soldes chez Ritser reviendront sûrement dans le prochain millénaire…
- Pffff! Une jedi n’a pas besoin de basses choses matérielles. » Après cette réplique Shia s’arrête dans la brasure de la porte et toise Callista du regard : « Dit la Jedi qui porte un chemisier à 4000 crédits, des bottes de marques hors de prix et une ceinture faite cuire de je ne sais trop quoi trouvable je ne sais trop où, mais à la facture, l’économie de deux ou trois petites villes sur sa planète auraient pu être entretenues…
— Tu dois apprendre à te séparer des choses mat… » Callista lève les yeux au ciel et soupir : « J’ai essayé Force, tu as vue j’ai essayé de la retenir et de la garder loin des pêchers du matérialisme…. Quoi Force? Je dois l’accompagner pour la protéger et l’empêcher de s’enfoncer trop profondément? Soit, si c’est mon devoir… » Shia tape du pied, impatiente pendant la comédie de Callista. « Allez, ce n’est pas joindre les Siths, c’est s’assurer de ne pas être habillé comme la royauté de Naboo… faut vraiment que quelqu’un intervienne, pauvre Amidala. » Alfred, le droid majordome apparaît dans la porte : « Dame Sunfell, your carosse is arrived.
- Merci Alfred » Shia se tourne une dernière fois vers Callista alors que le droid s’écarte pour la laisse prendre place dans le véhicule « Dernier appel pour le bon goût et la mode! Laisse le brun et le beige aux vieux décrépits du temple. » Après un petit éclat de rire, Callista vient rejoindre Shia dans son véhicule.


Plusieurs heures plus tard, les deux femmes sortent d’un grand centre d’achats avec chacun un petit paquet, un droid portier rouge et or leur ouvre la porte et garde la porte ouverte pour laisser passer Alfred avec les bras surchargés de paquets. Le droid proteste fortement sa situation, mais les amène tout de même au véhicule. Un appareil sur le bras gauche de Shia émet un son de clochette, elle regarde son bras et presse un petit bouton. Un hologramme d’une personne richement vêtu se forme au dessus de l’appareil : « Dame Sunfell, il me fait plaisir de vous annoncer que votre nouveau Yatch interstellaire est prêt. Nous le ferons livrer à votre quai au spatioport. Ah oui, la décoration fut faite selon le style de l’ère Hylienne, comme vous l’aviez demandé. » Shia rabaisse son bras et se tourne vers Callista : « Oh, plus de course à faire je dirais… je dois trouver des accessoires pour le navire et un droid pilote aussi, de look ère Hylienne… Faut allez au BAZAR!
- Au bazar? Shia, il se fait tard et tu ne trouves pas que tu as assez magasiné pour quelques vies?
- C’est important que les accessoires s’agencent avec le décor! Franchement! Je ne pourrais pas me montrer la face nulle part si l’intérieur de mon vaisseau avait l’air faux, hop! Au bazar, de toute façon Alfred est déjà parti avec la voiture. » Alfred debout devant la voiture regarde Shia avec un air impassible, comme tous les droids. Il s’assoit dans le véhicule et démarre avant que Callista ne puisse relever la supercherie. « Et tes gardes du corps, Shia? Tu penses qu’ils vont apprécier cette excursion?
- On s’en fou, je crois que l’on peut se défendre par nous même quand même ! » La jedi secoue la tête et fait signe à Shia de montrer le chemin.

Les deux femmes discutent légèrement sur le chemin du bazar, un ramassis dans les profondeurs de Coruscan où l’on peut trouver des ``antiquités’’ de toutes les époques et de tous les empires. Il y a même des rumeurs que dans certaines ruelles que des objets illégaux, dangereux ou même inconnus pourraient être trouvés. Les femmes marchent lentement au travers des étales et des petits commerces, les pickpockets et autres petits criminels qui infestent la région les laissant tranquilles à la vue de la garde du sabre laser de Callista. Au détour d’un étale de fruits violets et bleus, Shia s’exclame : « Oh, regarde! Un droid pilote de Flandar, ça fait des siècles qu’ils n’en font plus! » Elle pointe un petit droid de 5 pieds de haut cuivré, une longue tête cylindrique surplombe un corps humaniforme à 6 membres. Le robot semble déactivé, Shia cherche l’interrupteur d’allumage du droid mais celui-ci semble non fonctionnel. « Bon, Shia, il ne marche pas. Faudrait que tu trouves un autre droid, un moderne, je propose.
— Non, non je suis sûr que Oldus Soylon pourrait le réparer. Ça lui ferait un petit projet intéressant et j’aurais moins l’impression de le payer à rien faire. » Sans même de négociation, Shia achète le droid au marchant, Callista fronce ses sourcils vis-à-vis le prix exorbitant qu’elle déboursa pour cette ruine.

Le droid se montrant trop lourd pour être porté par les deux femmes, elles achetèrent aussi un chariot répulseur. Lentement, elles extirpent le chariot du bazar. Soudainement, une forme humanoïde se place au travers de leur route. Dans un basic pimenté d’un accent sirupeux, il déclare «Vous ne pouvez pas nous quitter déjà, la taxe de visite n’a pas été payée. » Callista lève un sourcil et pose la main droite sur son sabre laser : « Nous ne voulons pas de problème, mais le bazar est un endroit public et la république garantit son accès. » D’autres humanoïdes encerclent les deux dames, alors que le leader continue : « Une jedi? Vous croyez vraiment que ça libère de payer notre taxe? Vous savez compter, j’imagine même une jedi ne peut croire s’en sortir. Surtout en ayant à protéger une riche potiche. » Callista lance un regard à Shia, qui a pris une pose typique de riche noble dépassée par la situation. « Je vois que vous n’avez pas combattu de Jedi dans le passé. Je vous conseille de nous laisser passer sans problème. » Le son de blasteurs étant dégainés et préparés retenti autour des deux femmes, lentement le leader dégaine son propre blaster. Soudainement, le sabre laser de Callista s’allume, la lame bleue brillant de manière menaçante. Un premier blaster tire, le projectile terminant sa course sur la lame bleutée : « C’est votre dernière chance de vous rendre Jedi, vous ne pouvez vous protégez, protéger la potiche et votre cargaison… Payez et tout le monde sera content. » Pendant l’échange Shia s’approche lentement du leader distraitement, elle lance à Callista : « Maître jedi, laissez, je vais payer ça sera sûrement plus simple et comme ça personne ne sera… » dans un mouvement brusque Shia roule sous l’arme du leader et pose le canon d’un blaster sur son menton de Kiffar. « Je suis Shia Sunfell, sénateur Nietzschean. Je vous suggère fortement de vous rendre ou la présence d’une jedi sera le moindre de vos problèmes. » Les yeux du Kiffar s’écartent de surprise, il tente faiblement de tourner son blaster vers Shia, mais un léger mouvement des doigts de Shia lui rappelle la situation. : « oh.. Euh Sénateur Sunfell… oui, euh bien sûr. Nous ne vous avions pas reconnu. Oui c’est ça… euh il est clair que vous n’avez pas à payer la taxe… non non, euh, oui c’est beau les gars on les laisse passer. » Des grognements frustrés se font entendre autour du groupe, mais aucun des malfrats ne décide de challenger la décision. Pendant qu’il s’éloigne Shia ramasse son arme avant de le repousser violemment, son blaster toujours pointer vers lui. Quelques secondes plus tard, le calme est revenu dans le bazar et les deux femmes s’apprêtent à partir. Callista dévisage Shia en la regardant ces vêtements moulants plusieurs fois de haut en bas : « Par la Force, où avais-tu caché ce blaster? » Shia lui répond par un simple sourire, le blaster une fois de plus disparut on ne sait où.

Un petit droid se déplace sur une pile de pièces détachées, évitant une autre pile il s’approche d’un jeune homme penché sur un jeu holographique pendant qu’une trame de musique mandalorienne trash emplie l’atelier. Le droid émet de petits beeps sonores pour attirer l’attention de l’homme sans succès, la musique et le jeu semblant le captiver. Après un beep de frustration, le robot roule vers une corde d’alimentation, une petite pince s’avance pour agripper le cordon. Le petit moteur renverse la vapeur tirant de toute sa petite puissance sur le cordon, sans résultat. La pince se rétracte pour être remplacée par une scie métallique tournant à haute vitesse, elle s’approche du cordon et des étincelles explosent lorsqu’elle commence à couper. L’odeur d’ozone envahis la pièce et des éclairs bleutés parcourt le bras manipulateur du droid et sa surface jusqu’à ce que dans une plainte sonore de la fumée s’échappe du droid et que toutes ses lumières s’éteignent. L’homme se lève soudainement sentant la fumée et l’ozone : « Quoi? Oh G5! Pourquoi t’as encore coup… » une sonnerie impatienente se fait entendre. L’homme sprint au travers de piles de pièces détachées et d’outils désordonnés: « Un instant! J’arrive j’arrive! » pour finalement arriver à la porte et permettre l’ouverture en appuyant sur la console à sa droite.

Instantannémenet la porte disparaît laissant voir une Shia Sunfell impatiente devant un chariot répulseur sur lequel on retrouve un robot inactif. « Oldus! Je buzz ta porte depuis 15 minutes! Par la Force qu’est-ce que tu faisais? » Oldus Soylun regarde ces pieds quelques secondes puis ses vêtements de travails encore tâché d’huile et balbutie : « Bien.. Euh. Je travaillais. Sur euh… un logiciel de détection des intrus… oui oui et pour me concentrer, j’avais un casque d’écoute… » la petite musique de mort du personnage dans le jeu holographique résonne dans l’atelier, faisant froisser les sourcils à Shia. « Ouai, détection… Bon, j’ai un travail pour toi. Tu vois le droid? Je viens de l’acheter pour piloter mon vaisseau, mais il ne fonctionne pas. Est-ce que tu pourrais le réparer? » Oldus s’avance un peu regarde le droid sur la plateforme tout en lançant des regardes évident vers Shia. « Un droid pilote de Flandar? Hmm modèle X10.6.5, je crois… c’est de la belle mécanique, un beau bod. Euh châssis. C’est un peu vieux par contre… sais-tu quand il a cessé de fonctionner? S’il a vu des batailles ou quelque chose comme ça? » Callista répond avant Shia : « Non, elle l’a ramassé dans ce qui est le plus proche d’un dépotoir sur cette planète, sans poser de question et en donnant BEAUCOUP trop d’argent. » Shia soupire alors que Oldus sursaute, dévisageant Callista. « Comme la jedi Callista vient de le dire si délicatement, non je ne sais pas grand chose de ce droid. Mais ça serait tellement bien qu’il fonctionne! Ça serait parfait avec le thème Hylien de mon nouveau yatch. » Dit-elle souriante, les mains entrelacées devant sa taille et la tête légèrement penchée sur la droite. Oldus fixe Shia pour quelques secondes en silence « Euh, oui, je peux… oui essayer de voir ce que je peux… euh ferm. Faire. Il n’a pas l’air en trop… mauvais état.
- Bien Bien! T’es un céleste mon chou. » Sourit Shia en laissant la place libre pour que le chariot entre dans l’atelier. Callista le pousse vers l’homme le frappant douloureusement au molet.

Sur le chemin du retour Callista interpelle Shia : « Mais comment peux-tu supporter ce gars-là?
— Quoi? Il est bon comme ingénieurs de sécurité et en droid.
— Mais tu n’as pas remarqué? Il n’a jamais regardé en haut de ton décolleté pendant toute la conversation.
— Et?
— C’est dégradant! Il te considère seulement comme un objet sexuel!
— Je répète et? » Le visage de Callista passe de l’indignation à la surprise : « Mais c’est dégradant de considérer une femme comme ça! Penses-y si ce n’était que de lui tu serais sur le dos à seulement faire des enfants! » Shia pouffe de rire : « Quoi? Premièrement, y’a pas que sur le dos que l’on peut faire des enfants. Et ma chère jedi je dois te dire que tu ne comprends vraiment pas la civilisation Nietzschean. » Le regard de Callista passe maintenant à la confusion : « Que? Quoi? T’es en train de me dire que les femmes dans ta civilisation folle sont les esclaves sexuelles des mâles?
- Bien non, » répond Shia en roulant les yeux. « Nous sommes simplement conscientes que nous sommes des objets de désirs sexuels et nous considérons les hommes aussi comme nos objets sexuels. Le plaisir et le désir sont des parties importantes de la reproduction. » Callista s’arrête et regarde Shia fixement : « Tu me dis que tu regardes Oldus comme un objet sexuel? Ça doit faire 10 ans qu’il n’est pas sorti de son trou d’appartement!
— Maître jedi que de préjuger! Oui Oldus n’a pas la plus grande grâce sociale et ce n’est sûrement pas l’homme le plus musclé de l’univers, MAIS il est habile de ses mains et très intelligent. Une femme pourrait trouver bien pire comme géniteur ou même partenaire sexuel.
— Vous pensez juste à ça vous les Nietzscheans?
- Oui et non, regarde la vie partout Callista, son but et de survivre à l’infini et pour sa elle doit être la mieux adaptée et se reproduire pour créer de nouvelles générations. Nous appliquons simplement ce principe… et en plus la pratique de l’acte n’est pas sans récompenses » finies Shia avec un clin d’œil espiègle. Rapidement Callista rattrape Shia et lui empoigne les épaules pour la tournée vers elle : « Shia, t’as pas… t’es même pas marié à ton premier mari!
- Galt! Arrive à Coruscan Callista, ça n’existe que dans les petites planètes reculées des femmes de 17 ans vierges! » Shia se sépare de l’emprise et continue vers l’arrêt de réppulso-taxi et le retour vers l’appartement.

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