vendredi, octobre 21, 2011

Candy girl deuxième partie



L’autotaxie était propre, une rareté à Vancouver. Sous les lampadaires de l’autoroute où glissait les véhicules automatisés commerciaux et les transports en commun des graffiti blasphématoires et pros guerre se succédaient à un rythme effarant. Sans les tags radio qui diffusaient les images dans les cybercerveaux des passagers d'aucuns n’auraient pu être offensés par leurs messages et comme leur bande passante individuelle étant trop faible pour permettre le piratage des cybercerveaux peu de citoyens installaient les par feu sophistiqués nécessaire à les arrêter. Son cybercerveau étant muni de ces pars feu, Candy  regardait sur un petit écran traducteur de touriste les graffitis former leurs protestations. Elle savait que l’intelligence artificielle de l’autotaxie augmenterait le tarif en l’identifiant comme une non-citoyenne, mais la sécurité accrue de l’exercice valait bien les quelques dollars. L’autotaxie s’arrêta doucement devant le RAM, une des boîtes que Candy n’avait jamais encore fréquentées dans la ville, mais dont les critiques sur RateMi étaient particulièrement bonnes. Traçant une rune dans les airs elle autorisa le paiement du voyage à la compagnie de taxie et inclue un généreux « pourboire » pour que son voyage fût effacé de l’ordinateur de bord.

Lentement, elle sortit de l’autotaxie prenant soin de ne pas laisser voir sa culotte aux fêtards alignés attendant leur tour pour entrer dans la boîte de nuit. Une petite bourse lourde à la main gauche, elle les survole du regard, des logiciels passifs dans son cybercerveau identifiant les personnes potentiellement armées ou dangereuses.  Des demandes d’amitiés et de rencontre commencent à affluer dans sa boîte de réception mentale, alors qu’elle se dirige directement vers le portier. « Activation de l’enregistrement sensoriel. » Pensa-t-elle, si la nuit était bonne, elle pourrait probablement faire un peu d’argent et de notoriété en vendant l’expérience. Un petit point rouge apparu dans le coin gauche de sa vision signalant que l’enregistrement avait commencé.  Elle lança un message silencieux vers le portier avec un code bancaire de transaction subtile. Ce dernier la dévisage en souriant puis lui retourne un message de refus. Elle fit un mou triste et envoya une contre-offre avec un de ses plus beaux clins d’œils. Le portier la laisse entrée dans la boîte de nuit, en appréciant manifestement son passage et son offre monétaire. De petites protestations s’élèvent des personnes en attente pour s’éteindre rapidement, il vaut mieux attendre et entrer dans l’endroit branché que de se faire refusé par un portier n’ayant pas apprécié la protestation.


 Si tôt entrés dans la boîte de nuit, ses logiciels de sécurité interrogent automatiquement les implants de Candy, d’autres logiciels lui suggérant d’installer des logiciels d’interface pour les serveurs, la musique, les autres clients du bar et de stimulation additionnelle pour rendre l’expérience des plus profitable pour le bar. Candy refusa les plug-ins et ses programmes de défenses mentirent aux programmes de sécurité et leurs cachèrent ses augmentations de combat. Deux énormes robots de sécurité civils construits pour l’intimation s’écartent et ouvrent la porte principale du club. La musique synthétique et l’odeur de sueur et l’alcool assaillirent les sens de Candy alors qu’elle se dirigea vers le bar.

Sur la piste de danse, chaque corps avait assez d’espace pour montrer sa maîtrise de l’art de la séduction. Même si moins d’espace séparait les clients autour du bar, il n’en avait pas moins assez de place pour que Candy se glisse jusqu’à la première ligne pour commander un verre, du synthalcool. Payer plus cher pour le vrai alcool, ne servirait à rien ses augmentations décomposeraient l’alcool avant qu’il n’est pu avoir le moindre effet sur ses facultés. Soupirant, elle se pencha vers la table du bar, laissant son arrière-train en évidence, les phéromones qu’elle avait prises un peu plus tôt commençaient à avoir leurs effets et son corps s’enflammait lentement de désir. Déjà un partenaire attentif aurait pu remarquer que malgré la chaleur de l’endroit, certaines parties de son corps réagissaient comme s’il y faisait très froid, et sans soutiens-gorge, elles étaient évidentes malgré la pénombre.  Le bar man lui tendit son verre qu’elle enserra en se levant doucement. Sinueusement, elle s’éloigna du bar pour avoir une meilleure vision de ses partenaires potentiels.

Elle déposa son verre sur une petite plateforme laisser à cet effet autour d’une colonne et s’y appuya félinement. Elle sentait ses joues rougir sous l’effet des stimulants et sentit une main se poser sur le bas de son dos. La main rugueuse monta lentement dans son dos pendant qu’elle inspirait profondément en annulant les réflexes de combat qui s’activaient. Une voix masculine  lui murmura à l’oreille alors qu’elle sentit un corps musclé derrière elle : « En chasse ma jolie? » Candy, se retourna doucement sans perdre le contact entre les deux corps et glissa son regard le long du cops du nouveau venu.

Sa tête l’identifia comme un bel homme, en santé avec plusieurs caractéristiques qu’elle devrait trouver attirante, mais son désir n’augmenta pas, ça ne cliquait pas. Elle s’approcha de son oreille puis murmura à son tour : « Je suis rose ce soir chéri, désolé.
- J’ai une pilule bleue ou une verte pour toi si tu veux chérie. » Lui répond-il en la pressant un peu plus contre lui. Elle le repousse doucement, appelant en ligne ses programmes d’autodéfenses « désolé, je ne mixe pas les phérom, je n’aime pas me retrouver au centre d’une orgie… mais tiens, prend ma carte peut être que plus tard cette semaine… »  les pieds bien plantés sur le sol, elle lui tendit la carte. Il la prit, sans la regarder en secouant la tête. « Peut être à une prochaine fois, tu as manqué une bonne nuit je peux te le dire. » Le regardant partir Candy, débranche ses logiciels de combat pour ne pas causer une scène lorsque le prochain s’approcherait d’elle. Elle aperçut une banquette libre à quelques mètres où elle pourrait laisser redescendre d’adrénaline et remonter le léger brouillard de l’excitation.

Après quelques minutes seule à se calmer et à laisser remonter le désir et s’enflammer son corps, Candy regarda la piste de danse, cherchant du regard les demoiselles qui ce soir faisaient chavirer son corps.  Elle sourit doucement en apercevant un petit groupe de collégienne, jolie et si la longueur de leurs jupes étaient une indication, à la recherche d’une aventure. Restait  à voir si l’une d’elles préférait les femmes ou était prête à aller « rose » pour une nuit. Laissant son verre  vide sur le bord de la table, elle se glisse sur la banquette pour se relever, mais une forme féminine s’interpose entre elle et la piste de danse.  

Alors que les logiciels d’autodéfense passaient en mode actif, Candy glissa son regard sur la cheville posée au dessus de jolis talons rouges.  Ses yeux continuèrent sa caresse visuelle suivant une jambe dénudée, jusqu’à une cuisse musclée. L’intérêt et le sourire de Candy augmentaient à mesure que ses yeux montaient sans rencontrer l’ourlet d’une jupe ou d’un short. Elle fit une moue légèrement frustrée lorsque son regard y fut confronté, même si elle pouvait entrevoir de sa position sur baissée, la petite culotte blanche de la femme. Encouragée par l’invitante jupe, elle continua l’ascension du corps, tombant rapidement au dessus de la courte jupe sur un estomac ferme et dénudé, puis caché par un frivole t-shirt rouge recouvrant deux jolis petits seins à l’air ferme et invitant. Son regard s’y attarda quelque instant, puis elle poursuivit sa route vers le visage de celle qui avait interrompu son déplacement vers la piste de danse. Elle traversa rapidement le cou, s’intéressa légèrement aux lèvres rouges, mais sa moue devint déçue quand ses yeux croisèrent ceux de la dame et que s’exclama : « Salut Candy! Ça faisait tellement longtemps, depuis le collège au moins! Pousse toi un peu je vais m’asseoir!
- Yin. Quelle bonne surprise de te voir. » L’excitation de sa voix masquant la déception devant l’identité de son interlocutrice. « Super Candy, ta cochambreuse super hétéro et moralement opposée au phérom. » pensa Candy alors que Yin la poussait de la hanche vers le fond de la banquette.  La proximité du corps de Yin faisant frémir Candy, elle arrivait même à sentir le parfum de Yin et sous le parfum l’odeur de son corps ce qui n’aidait pas vraiment sa situation.  Yin fit un signe à un serveur pour qu’il apporte deux verres à la table.  Puis elle se tourna légèrement vers Candy souriante : « Alors faut que tu me dises qu’est-ce que tu es devenue? T’as pas l’air d’une ingénieure en programmation alors t’es rendue où?
- euh, je travaille à mon compte, mais Yin euh.. je ne sais pas comment trop te dire… »  À ce moment le serveur dépose deux verres devant les deux femmes.  Alors que Candy s’apprête à reprendre son explication Yin pose une main sur sa cuisse « Avant que tu t’excuses Candy, faut que je te parle un peu de moi. »  Alors que les doigts de Yin grimpent lentement la cuisse de Candy, celles-ci s’écartent involontairement. La musique cache un gémissement de désir de Candy. « J’ai eu plusieurs mauvaises relations avec des hommes dans les dernières années. Je dirais même que je n’ai jamais eu de bonne relation avec les hommes. » La main de Yin atteint la culotte de Candy, et d’une caresse l’écarte.

Les yeux de Candy s’écarquillent alors qu’elle repose sa tête sur la banquette, espérant que personne ne remarque la situation. « Je suis opposé au phérom, tu le sais, mai de nos jours ce n’est pas la seule solution… »  Les doigts agiles de Yin, traces le contour du sexe de Candy, son pouce trouvant la petite perle de son clitoris et l’effleure doucement. « J’ai demandé à modifier mes hormones et mes circuits neuraux vers une autre orientation sexuelle, j’ai abandonné les hommes. » Alors que le pouce de Yin joue sur le clitoris de Candy, un de ces doigts glisse à l’intérieur de son sexe mouillé.  D’un effort de volonté sur humain Candy contiens un gémissement surhumain en fermant les yeux et courbant son dos. « Mais ce qui est drôle avec le processus c’est que contrairement au phérom qui ne change que ta vision présente. Le changement que j’ai effectué change comment tu vois tes souvenirs et même tes fantasmes. » Le pouce de Yin continu son ballet avec la perle de Candy alors qu’un autre doigt rejoint le premier dans un vas et viens intime. « Tu rirais ma jolie, mais j’ai un fantasme sur les filles qui sont « roses» pour un soir et toi. Depuis mon changement, je te désir, je revois toutes les occasions où j’aurais peu t’embrasser, celle où je t’ai vue nue et j’ai envie de te lécher, de te manger, de te faire l’amour. »  Candy roule les hanches en rythme avec les doigts de Yin alors que celle-ci continu. « Quand je t’ai vu ce soir refuser ce gars, alors que tu étais clairement excité, je me suis dit, c’est ma chance. Ma fille de mes rêves et sous l’influence de mon fantasme, et à te voir réagir sous mes doigts je ne pense pas avoir tord. » Les yeux fermés, un petit gémissement s’échappe de ses lèvres. «Alors Candy, laisse-moi te demander, est-ce que l’on va chez toi pour une nuit d’amour intense? » Candy gémie faiblement alors que son corps tremble d’un orgasme. « Yin, oui, oh oui…
- Super Candy, on va bien s’amuser.
- Merci, Yin, tes doigts vont sûrement me permettre d’être semi-digne et présentable dans le taxi 
- Presque présentable ma chère. »  Yin crochète ses doigts pour agripper la culotte de Candy et la tire lentement le long de ses jambes, réagissant d’instinct Candy soulève les fesses pour laisser Yin lui enlever. Sous les yeux surpris de Candy, Yin les dépose sur la table. « Un petit cadeau pour les prochains clients. Allez, appelle un taxi, on va chez toi. »

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