lundi, novembre 24, 2008

Maestro, quatrième mouvement

Une longue caravane serpente rapidement au travers les montagnes de Malgéant. Autour de la caravane, de grands hommes d’obsidienne commandent à la terre d’aider les lents chariots à avancer dans les montagnes. Chacun de ces Daos, génies élémentaires de la terre, porte une version stylisée de la lettre arcane pour leurs éléments. Au-dessus d’eux dans les nuages quatre ailes sombres battent pendant que le dragon Aghonie survole ses futures possessions.

Au-devant de la caravane Maestro guide les Daos dans leur tâche, soudainement devant lui une petite forme humanoïde apparaît. D’un geste calme et complaisant, Maestro arrête la caravane et déclare à la petite créature : « Bonjour, Quéréquasit, comme promis j’apporte à ton maître la marchandise. J’ai aussi des fournitures magiques, des livres et des atours pour vos nouveaux esclaves. » La petite créature, le démon connu sous le nom de Quéréquasit lui répondit en sifflant : « Maessstro, quel plaissssir de voir votre générosité. Ssssuivez moi le palais d’Aghonie voussss attend. Ssssoyez certain qu’il essst touché par vosss attentions. »

Le palais du dragon fait bien piètre figure devant les immenses palais des rois et empereur des humains, mais la richesse et la puissance magique que peut déployer le dragon compense bien des lacunes. Dans un immense hall, des amalgames d’humain et démon, les restes du premier cadeau du Maestro sans doute, accueillir les futures esclaves et les guidèrent vers leur future prison. Le Maestro fut escorté par Quéréquasit et la demi-démone Ilanyla vers la caverne de réception du dragon, une immense salle à l’intérieur de laquelle un être de plus petite stature que le dragon ne pouvait que se sentir diminué. D’un geste galant le Maestro offrit son bras à la demi-démone : « Les rumeurs des joyaux cachés dans les montagnes se révèlent vraie jolie princesse. Puis-je vous offrir mon bras pour être le plus heureux des hommes? » Ilanyla montra les dents et sa queue fouetta l’air près du visage du Maestro. Tout sourire il se recula et s’inclina de manière arrogante : « Mille excuse ma reine, je n’aurais du présumé que vous m’offriez le bonheur de votre toucher. » et d’un murmure que seuls les sens aigus du dragon remarquèrent : « mais ça changera. »


Dans l’immense hall d’entrée, un souffle de vent s’infiltra au travers des esclaves, la créature invisible ne survivrait sûrement pas au gardien d’Aghonie, mais elle avait des ordres et le pacte qui la liait ne pouvait être contourné. Dans les méandres du palais du dragon, elle cherchait, cherchait une chambre. Par chance, ou peut-être par compétence la créature se faufila jusqu’à sa destination. Là, elle fouilla, cherchant un coffre, un tiroir, en fait un endroit où les habits seraient rangés. Elle y déposa quelques pièces de vêtement, rien d’hors de l’ordinaire, surtout qu’une fois dans le coffre l’apparence des vêtements changea pour disparaître au travers des originaux.

Plus tard, après que le paiement fut échangé, que le Maestro se vit assigner des quartiers pour la nuit et que le dragon et son familier se soient repus d’un esclave. La demi-démone Ilanyla retourna à sa chambre, haut dans le château du dragon. Méfiante même après ces quelques mois d’habitation chez le dragon, elle vérifia, arme à la main, que son antre était encore un endroit sûr pour s’assoupir. Satisfaite que son sommeil n’allait pas être dérangé elle se concentra comme lui avait enseigné le dragon. Elle sentait la Source, mirage de bonheur de plaisir juste à l’extérieur de sa portée, juste un peu trop loin. Une véritable agonie, d’un suprême effort de volonté elle chercha le germe ténébreux d’Aghonie avec son esprit presque instantanément il y eu contact et soudainement la Source était tout autour d’elle. Au travers d’une substance visceuse et répugnante, la contamination du germe, elle sentait l’extase de la Source et elle dirigea son énergie pour l’avertir si une créature pénétrait dans son domaine pendant son sommeil. Mettant certaine de ne pas être surprise et tué pendant son repos, elle se déshabilla et étira tous les muscles de son corps. Un instant elle songea à dormir comme ça, libre de toute entrave, mais, Quéréquasit l’avait déjà observé dans son sommeil avec la boule de cristal du dragon. Elle n’avait pas de gêne à se montrer au quasit mais celui-ci se faisait des idées à partir de son voyeurisme et elle tenait à garder ce côter de leur relation complètement sous son propre contrôle. Elle sortit donc une chemise de nuit, quelque chose de court, de petit, mais pas trop. Elle l’enfila lentement et qu’elle eux secoué ses cheveux un rire mesquin résonna dans sa chambre. « Enfin, ma chère, j’allais perdre patience. » Déclara la voix amusée et hautaine de Maestro.

Elle se retourna violemment toutes griffes dehors, ou plutôt c’est ce qu’elle voulu faire, son corps se tourna plutôt de manière désinvolte vers la voix de Maestro. Sa main échappant même assez à son contrôle pour lever l’ourlet de sa chemise de nuit de manière séduisante. Elle tentât de hurler, mais déclara plutôt : « Oui, enfin seigneur me voilà pour vous. » La rage montait en elle, mais son corps refusait d’agir d’étrangler ou d’éviscérer ce pitoyable mortel. Délicatement il plaça des jolis bracelets d’orée aux poignets et aux chevilles de la démone, prenant soin alors qu’il était à ces pieds de regarder sous la chemise. Ilanyla se sentit rougir ce qui la fit bouillir toujours plus, mais encore son corps se rebellait. Maestro attacha au cou d’Ilanyla un autre bijou doré en murmurant : « Ah belle Ilanyla, j’ai décidé que tu seras un de mes chefs-d'œuvre. Une démone transformée en docile et servile esclave par un simple mortel. » Il rit doucement en embrassant la clavicule de la démone. Puis, il lui attacha, un petit ruban serti de joyaux dans les cheveux et avec un sourire victorieux lui annonça. «Je peux maintenant travailler sur mes instruments favoris : l’esprit et l’âme. » La voix de la démone lui revient soudainement et dans un grondement de haine : « Je vais t’éviscérer, te faire souffrir et détruire tout ce que tu aimes et que t’aimer criant et hurlant en enfer. Ton petit truc magique ne peut pas être très long ou efficace tu vas… » La voix d’Ilynala disparu aussi vite qu’elle lui était revenue alors que d’un petit sourire condescendant Maestro lui annonça : « Oh oui, mon petit truc magique sera long. Tu sais même pourquoi je parie. Cette jolie chemise de nuit que tu portes, un peu longue selon moi, mais je vais corriger ce défaut, n’est pas qu’une chemise de nuit. Il s’agit, ma douce, d’un Raggamoffyn de ma création. » Il la caressa sans gène alors qu’il continue à murmurer : « Et éventuellement, je n’aurais même plus besoin de son aide, ma vilaine fille, tu m’appartiendras corps et âme. Oh, j’espère que tu me résisteras, il est toujours plus agréable de punir. » Il fit un léger signe vers le lit et termina : « Allez, célébrons mentant, car demain nous partirons tôt, mon maître attend mes services pour sa fête dans 4 nuits. »

« Quéréquasit! » La voie tonnérique d’Aghonie résonna au travers de son domaine alors que le petit démon accourra vers son maître. Tremblant devant la puissance du dragon le démon murmura : « Oui, maître, comment puis-je vous servir. » Aghonie regarda son servant et alors que ses lèvres formèrent un sourire maléfique sur son visage il menaça : « Maestro m’a dérobé une babiole, rien en qui j’avais confiance. Mais tout de même, l’insulte y est. » Le petit démon voyant la fureur de son maître avoir une autre cible que lui s’envola et murmura : « Vous pourriez le réduire en cendre, ou mieux, utiliser le germe sur lui pour en faire une de vos créatures. » Une des ailes du dragon frappa Quéréquasit qui s’écrasa violemment contre la paroi de la caverne. « Idiot, avant de punir il faut connaître le véritable coupable et ses raisons. M’a-t’il enlever Ilanyla pour son maître, et si oui qu’est-ce que son maître veut d’un restant de malédiction? ». Le petit démon presque rendu incohérent par le choc de son atterrissage forcé tenta de se racheter : « Je pourrais le surveiller maître, être vos yeux et vos oreilles et même votre gourou… »
- Silence! Non, je veux participer à cette recherche je sens qu’il y a quelque chose qui me sera très bénéfique.
- Mais… maître sauf votre respect, vous êtes peu discrêt et il est improbable que les humains vous laissent l’observer dans leur ville sans attenter à votre personne.
- Idiot. Je sais tout ça, va me cherche le dernier petit cadeau d’Ilanyla, l’humaine de la bibliothèque, et je vais te montrer ce que peut faire un dragon avec son âme…»

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