samedi, octobre 25, 2008

Le Maestro entre en scène

Un autel de pierre forme le seul ameublement de cette large pièce, devant l’autel solitaire, l’énorme forme rouge sang du dragon Aghonie contemple le résultat de ses dernières expériences avec le germe des ténèbres. L’être difforme s’écoulant sur le sol au pied de l’autel, signe d’un nouvel échec que le dragon purifie d’un souffle enflammé. Le dragon déploie ses ailes et s’élève lentement vers le seul accès à cette salle plusieurs mètres au-dessus du sol. Alors que ses quatre ailes battent rythmiquement l’air pour le soulever, une petite forme humanoïde se dessine dans la noirceur du passage. « Maitre, » soupire la petite forme, « un visiteur vous attend. » Le sol tremble lors que le dragon repose sa masse dans le couloir, sa tête reptilienne se tourne vers le serviteur : « Je n’attendais pas de visiteur. Qui ose me déranger dans mes recherches! » Le souffle des paroles du dragon força le petit être à planter ses griffes dans la pierre pour ne pas être rabattu contre le mur. La petite main griffue de ce démon lui assurant une stabilité devant les paroles d’Aghonie, il souffla une réponse : « Il dit s’appeler Maestro, et il amène des cadeaux et il dit avoir une proposition pour vous, oh maître. » La tête du dragon s’inclina légèrement sur la droite alors que son visage prit un air intrigué : « Tu n’as pas l’habitude de me déranger pour des peccadilles Quéréquasit. Marche avec moi et donne-moi une bonne explication pour ceci. »

D’énormes portes se dissolurent devant le dragon pour laisser sa grande forme pénétrée dans une nouvelle salle. Un homme au menton pointu, vêtu de couleur criarde l’attendait debout devant une douzaine d’homme et de femme enchainés couverts de vêtements hivernaux. Le dragon se cabrant sur ses pattes arrière et de toute sa hauteur déclara : « Parle Maestro, ma patience est très limité pour les fous et leur manie. » L’homme sourit amicalement vers le dragon, il fit un geste de la main vers les prisonniers et ceux-ci laissèrent tomber vers le sol leurs vêtements chauds d’un seul mouvement. Ils portaient tous de sulfureux atours dignes des harems de Mérigan. Alors que le dragon semblait ne pas être impressionné par la démonstration, le Maestro prit la parole : « Voici un présent de mon maître pour vous oh grand Aghonie. Mon maître pense que vous apprécierez ces esclaves, un échantillon de ce que mon maître pourrait mettre à votre disposition.» Le dragon loin de se montrer intéressé par la proposition semblait se préparer à attaquer, il inspira fortement avant de tonner : « Je peux facilement trouver des sujets pour mes expériences dans les villages des montagnes, mortels. Donne-moi vite une raison pour ne pas t’anéantir et dévorer ce cadeau.
- Maître Aghonie, ce ne sont pas des esclaves comme les autres. Ils vous seront parfaitement obéissants, agissant selon votre volonté avec la plus forte dévotion. » Maestro regarda les esclaves avec fierté avant de continuer : « Ils vous donneront la même vénération et adoration qu’un prêtre donne à son dieu. De plus, mon maître pourra vous fournir des esclaves ayant les caractéristiques que vous désirez, des esclaves pour séduire les chefs des tribus, d’autre pour faire la guerre et même certain voulant servir vos expériences. » Le dragon relâcha la tension qui semblait l’habiter, son regard passant glissant vers l’intérêt. D’un ton moins caverneux Aghonie s’adressa au Maestro : « Une proposition intéressant Maestro, mais de tels entraînements doivent être couteux et demander de longues années. Je ne crois pas qu’un tel marché soit vraiment profitable pour moi en ce moment. » Le sourire du Maestro s’élargit et il s’approcha du dragon : « Je fais personnellement le remodelage des esprits de ces outils » dit-il en regardant les esclaves. « Je peux vous assurer que je n’ai besoin que de quelques jours pour transformer un esprit malléable en l’esprit dont vous aurez besoin. » Le dragon rit devant cette déclaration, « il existe bien peu de ces esprits, Maestro. » Le sourire du Maestro, prit un air plus sinistre alors qu’il déclara : « Chez les adultes peut-être, maître Aghonie, mais il en est tout autrement chez les enfants. » Le dragon regarda les esclaves fixement avant d’abaisser sa tête au niveau des yeux du Maestro. « Les enfants demandent des années avant d’être utilisables, Maestro. Je ne désire pas avoir à attendre si longtemps pour mes entreprises.
- Il existe, maître Aghonie des techniques pour vieillir les êtres, obtenir des adultes en un peu plus d’une semaine. Les esclaves parfaites, fait des matériaux les plus purs, modelé à votre volonté et vieilli à l’âge le plus utile. » Le visage du dragon afficha un rictus qui ne pouvait être qu’un sourire et il déclara : « Votre maître à de bien bons servants, vous pourrez lui affirmer que son prit sera le mien et je vous donnerai au matin les caractéristiques que j’achèterais. » Le Maestro s’inclina devant le dragon en murmurant des remerciements. En se relevant, son regard se posa sur un des alliés d’Aghonie surveillant la scène, une femme aillée, et un sombre désir s’éveilla en lui.